Adriano da Silva était l'un des seuls à avoir le sourire. Le Brésilien a signé un contrat d'un an assorti d'une option pour deux saisons supplémentaires. Serge Le Dizet, Japhet N'Doram et Rudi Roussillon ont profité de la courte et ludique séance d'entraînement pour converser. Adriano da Silva a finalement signé, Michel Der Zakarian n'a pas été prolongé, Serge Le Dizet continue sans joie et Rudi Roussillon joue les pompiers de service.
Deux heures et demi pour un seul plat. « Une petite assiette pour un grand repas » selon la formule de Rudi Roussillon. Hier midi, autour de la table, les convives se comptaient au nombre de cinq. Outre le président du FC Nantes, l'ensemble du staff : Serge Le Dizet, son adjoint George Eo, le préparateur physique Xavier Bernain et l'entraîneur des gardiens, Franck Mantaux. De cellule technique, il n'est plus question. La bulle a explosé. Aujourd'hui, c'est chacun pour soi. Le coach du FC Nantes est un homme seul. Sur les terrains, il promène un sourire de façade. Il ne semble plus croire en rien. Mardi, le tacle de l'Avionneur Serge Dassault a fini de le sonner. Le sort contraire, les critiques sur son style de jeu, les absences répétées des recrues étrangères, les relations ambiguës avec ses dirigeants, la pression des supporters, la passivité de la plupart de ses joueurs semblent avoir eu raison de ce formateur idéaliste et dépourvu d'expérience pour aborder ce monde sans pitié. Pour autant, Serge Le Dizet est toujours là. Il le sera logiquement jusqu'à Lille. Rudi Roussillon regarde plus loin. « Il faut profiter du laps de temps qui s'offre à nous pour faire l'analyse de la situation, repartir du bon pied. Je vois chez tout le monde beaucoup de concentration, de mobilisation, de volonté de bien faire. » Et dans le cas contraire ? « Il faudra alors réexaminer la situation. » Pour une équipe malade, les coéquipiers de Loïc Guillon se sont offert un petit tennis ballon. Il paraît que c'est une tradition le jeudi. Il manquait seulement le barbecue ! Nantes meurt doucement, dans l'indifférence. À quelques pas, Michel Der Zakarian est venu faire ses adieux. L'ancien Montpelliérain n'est pas conservé. La reconversion à laquelle avait songé Rudi Roussillon a fait pschitt ! « Si on peut l'aider. Il a fait du bon travail. On restera en contact. Son passage a été apprécié par tous. J'ai évoqué quelques idées avec le staff technique à son sujet mais elles resteront au stade des idées. » L'amitié a ses limites dans ce milieu. Certains avaient peut-être peur que le nouveau leur fasse de l'ombre. Dans la matinée, le président s'était entretenu avec les salariés. Les plus à plaindre dans l'affaire.
Pensez-vous que nantes doit se séparé de Serge le Dizet ????